La médecine en Nouvelle-France

Aux 17e et 18e siècles, la médecine exercée à l'Hôtel-Dieu de Montréal s'inspire de celle pratiquée en France. À cette époque, en Nouvelle-France, il vient peu de médecins. Au 18e siècle, les recherches médicales progressent (notamment en anatomie), mais il n'y a pas beaucoup de découvertes importantes. La médecine demeure souvent impuissante devant la maladie. En Nouvelle-France, comme partout ailleurs, la théorie des humeurs influence toujours la pratique médicale.

Qui soignent les malades de l'Hôtel-Dieu de Montréal aux 17e et 18e siècles?
 

Extrait du Coutumier des Religieuses Hospitalières
de Saint-Joseph de Montréal
1688
Collection des ARHSJM


À l'Hôtel-Dieu de Montréal, Jeanne Mance et les Hospitalières prodiguent avec dévouement et compassion leurs soins aux malades. Soeurs soignantes et apothicairesses accompagnent et soignent gratuitement tous ceux qui leur sont confiés. Leur charité demeure universelle.

Le Coutumier et Les Petites Règles précisent, chez les Hospitalières, les normes de la vie quotidienne.

À cette époque, médecins, chirurgiens et apothicaires se partagent la tâche. Le médecin, situé au sommet de la hiérarchie professionnelle des corps médicaux, prescrit les traitements et les remèdes. Le chirurgien effectue les interventions; il suture les plaies, réduit les fractures, ligature les artères et ampute les membres. L'apothicaire (l'apothicairesse, dans le cas de l'Hôtel-Dieu) prépare les médicaments.

Aux 17e et 18e siècles, les vomitifs, les purgatifs et la saignée visent à rétablir l'équilibre des humeurs.La saignée est l'acte médical le plus couramment pratiqué. Elle consiste à extraire le sang « corrompu » en pratiquant l'incision d'une veine à l'aide d'une lancette. La palette sert à recueillir le sang.


Palette (à gauche)
Collection des RHSJM
Lancette (à droite)
Début 19e siècle
Collection des RHSJM


Des sangsues?
La sangsue est un ver marin ou d'eau douce faisant partie de l'embranchement des annélides. Sa tête est munie de trois mâchoires avec lesquelles elle perce la peau et de glandes salivaires sécrétant l'hirudine, principe actif ayant un effet anticoagulant lui permettant de sucer le sang. Les sangsues étaient utilisées pour tirer, vers la surface de l'épiderme, les humeurs corrompues ou surabondantes.

 
Pot à sangsues
Le mot anglais « Leeches »
signifie sangsues.
Fin 19e/début 20e siècle
Collection des RHSJM


 
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